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ENDURANCE38

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Nous oeuvrons pour le développement des sports d'endurance, de la course à pied, au triathlon. Nous entrainons des personnes allant de l'athlète confirmé, débutant, à la personne ayant un besoin d'une activité sportive


COMPRENDRE LES SEUILS

Publié par ENDURANCE38

COMPRENDRE LES SEUILS

COMPRENDRE LES SEUILS

Suite à mon précédent article, qui a suscité des questions, nous poursuivons le sujet, et essayé d’être le plus claire possible.

La performance de course est dépendante de plusieurs paramètres : la VO2 max, et l’économie de course, que nous reviendrons plus en détail sur ce sujet. 

Il est mentionné dans de nombreuses études, le rapport qu’il y a entre tenir une certaine capacité d’un intervalle élevé, et, le taux de lactate dans le sang. En sachant que : «le lactate, n’est pas un déchet de la glycolyse, mais l’inverse. C’est sa création qui permet à la glycolyse de se maintenir (étude du docteur JP Prévost) ».

Deux seuils sont décrits sur la courbe de la lactatémie, celle de la vitesse de déplacement, ou, celle de la puissance développée à charge croissante. Cette courbe a deux asymptotes, la première à 2mmol de lactates, qui est le seuil lactique 1 = SL1, ou, seuil aérobie, qui se situe en fonction du niveau de chacun, mais aussi de la biologie embryonnaire, soit une zone de 55% à 70% VO2Max.

La deuxième qui décrit une  zone de turbulence mixte, entre l’aérobie et l’anaérobie à 4mmol de lactate, qui est le seuil lactique 2 = SL2, qui suit les mêmes remarques, que le précédent. La zone se situe de 80% à 88% de la VO2 Max, nous arrivons encore à une transformation limite des déchets à 92% de la VO2 max chez des athlètes performants. Le SL2 permet une approximation de l’état  lactique stationnaire maximal.

Passé cette zone de seuil, (SL2), nous sommes sur un système de lactatémie incontrôlé, qui en fonction de chaque individu, progresse de façon exponentielle. Donc des entrainements sur des intervalles moyens à court.

SEUILS VENTILATOIRES

Nous venons de survoler les paramétrages de la partie sanguine, nous allons essayer de comprendre le lien avec les seuils ventilatoires.

En fait il y a un couple VE = Ventilation et VO2 = consommation d’oxygène, ce couple forme deux courbes. Nous avons le VE et la VO2 qui ont un déplacement linéaire, jusqu’à une intensité de 55% à 70% du VO2 Max + ou – 2%.

Le rapport VE/VO2, varie de 23l à 28l d’air par l d’O2 consommé (voir article précédent).

Cette valeur a peu de changement, sur un exercice type endurance basic, ou marche, ce qui indique que dans ce cas le besoin énergétique, convient avec le système de ventilation.

Si le rapport VE/VO2 > à 30l, ce qui veut dire que la VE, a une augmentation disproportionnée par rapport à la VO2. Ce changement de pente est le seuil ventilatoire SV2, c’est là qu’apparait au % prêt le seuil lactique, ou, seuil anaérobie.

Donc nous avons deux seuils ventilatoire SV1 et SV2 qui apparaissent dès que l’intensité progresse.

  1. Le seuil ventilatoire SV1, serait dû au tampon de Ions + par les bicarbonates, entrainant par la même occasion une augmentation du CO2, dont une première stimulation ventilatoire.  Il est caractérisé par le point où, le rapport VE/VO2 augmente d’une manière disproportionnée, donc non linéaire. Ce qui fait que le couple VE/ VCO2 reste constant.
  2. Le seuil ventilatoire SV2, apparait lorsque le pouvoir tampon des bicarbonates devient incapable d’éliminer la production des Ions+, créant ainsi une acidose, stimulant d’avantage de la ventilation. Dans les deux rapports VE/VO2 et VE/VCO2, augmente de manière non linéaire.

Pour finir ; si SL1 - SV1 et SL2 – SV2 sont concomitants, les deux types de seuils : Ventilatoires SV1 et SV2 ; lactique SL1 et SL2, n’auraient aucun lien de cause à effet donc indirectement lié, bien que proche.

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